Comment faciliter les mises en relation entre membres ?

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Les problèmes d’intégration, les tensions anciennes ou tout simplement la réserve de certains membres peuvent freiner la dynamique d’échange. À terme, c’est la pérennité du réseau qui est menacée. Comment instaurer simplement le dialogue entre professionnels d’horizons variés ? Mettre à profit les moments de convivialité ? Trois animateurs confient leurs méthodes pour mettre tout le monde à l’aise.

1. Misez sur le jeu, un bon moyen pour créer la confiance nécessaire aux échanges

Lorsque Jérôme Oddon reprend l’animation du club APM (Association pour le Progrès du Management) de Paris-Kléber, il pose deux principaux constats : les adhérents viennent surtout pour consommer de l’expert et ils n’ont pas un niveau de connaissance et de confiance mutuelle suffisant pour leur permettre de profiter pleinement des fruits du partage d’expériences. « C’est dommage commente l’animateur. C’est l’essentiel de la pédagogie de l’APM dont la vocation est d’accroitre la performance des dirigeants. »

L’animateur sort des sentiers battus et se lance d’abord dans une consultation de chacun pour identifier ce qui pourrait être le « projet » du club. Il n’hésite pas à proposer à ceux qui ne viennent que très occasionnellement de quitter le club et suggère de travailler sur un processus d’accueil et d’intégration plus exigeant des nouveaux membres qui valorise le club comme chacun de ses adhérents. Puis il programme des rencontres favorisant les exercices pratiques et les expériences collectives et n’hésite pas à solliciter les volontaires pour accueillir certaines rencontres du club au sein de leur entreprise.

Il profite enfin de plusieurs opportunités pour organiser des moments conviviaux :

  • Une soirée karting après l’inauguration d’une concession automobile d’un membre,
  • La visite des chantiers de Radio France
  • Des concerts au Conservatoire National de Musique de Paris dont un membre est mécène
  • Plusieurs rencontres un peu plus originales permettant des analogies avec le monde de l’entreprise (un ancien membre de la patrouille de France, un chef d’orchestre, des comédiens, un dresseur de chevaux,…)

« Cela peut paraître anecdotique, mais ces rencontres imposent aux uns et aux autres d’être acteur du groupe et les comportements consommateurs ont disparu progressivement au profit d’un vrai réseau d’amitié et de solidarité. Aujourd’hui, le groupe est soudé et plusieurs membres ont déjà souligné l’aide précieuse que leur apporte l’écoute des autres. »

Pensez également aux animations avec conjoint.
Une fois par an en moyenne, le club APM Paris-Kléber propose ce type de rencontre sur des thèmes qui s’y prêtent particulièrement : l’art de la négociation avec un prestidigitateur, une réflexion socio philosophique sur l’art de consommer, l’innovation par les impressionnistes avec visite du musée d’Orsay. « Il ne faut certes pas trop abuser du temps des adhérents conclut l’animateur, mais ce type d’expérience leur permet de prendre du recul et de revisiter leurs pratiques professionnelles dans un climat de grande confiance ! »

2. Instaurez un échange de savoir-faire gratuit pour favoriser le dialogue

C’est l’idée développée par le Club CME dans l’Ouest (Comment Mieux Entreprendre). Les membres du club qui souhaitent participer proposent une heure de partage de leur expertise, savoir-faire ou passion. En échange, ils pourront profiter d’une heure de coaching de la part d’un autre membre sur un sujet qui les préoccupe pour leur entreprise.
« La convivialité du jeu facilite l’échange précise la fondatrice du club Valérie Payotte, mais l’objectif est très pro, ces heures offertes peuvent devenir de véritables préalables pour de futures collaborations. »

Carte Jok’heures
Lorsqu’il donne une heure de conseil à un autre, un membre du Club CME reçoit une carte « Jok’heures ». Carte qu’il pourra utiliser à son tour pour obtenir les conseils d’un autre entrepreneur. Le Jok-heures Des Entrepreneurs du Grand Ouest en détail.

L’échange est plus simple quand on se connaît bien !
Au sein du club, tous les vendredis midi un déjeuner est organisé où chaque membre reste pendant toute la durée d’un plat avec ses voisins de table « ce n’est pas qu’un simple échange de carte de visite précise la fondatrice. C’est au moins une bonne demi-heure à discuter à 3 ou 4 entrepreneurs, cela laisse le temps d’apprendre à se connaître et s’apprécier. »

3. Créez un effet d’entraînement en donnant l’exemple

Pascal Bastien, entrepreneur et coach d’équipes anime de nombreux groupes de professionnels. Au démarrage d’un groupe, il propose deux règles pour instaurer immédiatement une dynamique d’échanges entre membres qui ne se connaissent pas. « Lorsque nous arrivons dans une réunion réseau, nous avons tous la journée dans les jambes explique le coach, le souvenir d’une négociation, de difficultés gérées dans l’entreprise… et pour se défaire de ce rôle, nous avons besoin que l’animateur nous aide à tourner la page. »

Pour favoriser les échanges, Pascal Bastien conseille d’adopter deux postures le temps de la soirée :

La suspension du jugement : pendant toute la durée des échanges entre les entrepreneurs, pas de commentaires dépréciatifs. L’idée est d’écouter l’autre et de profiter de son expérience, sans se poser en tant que censeur.

L’avocat de l’ange : on se fait tous facilement l’avocat du diable « ça ne marchera jamais, c’est bon pour les grosses structures, etc ». L’animateur invite les participants à se focaliser au contraire sur les possibles, en laissant l’action montrer ce qui marche ou non.

« Cela ne peut fonctionner que si l’on s’appuie sur un exemple positif. Je commence les présentations en donnant mon propre exemple et sans hésiter à me présenter sur le plan professionnel et personnel. J’indique ce qui me motive dans la vie, mes passions, mes envies… » Mieux encore, s’il connaît dans le groupe un professionnel qu’il sait optimiste et énergique, il lui passe la parole en premier. « L’exemple entraîne les autres, chacun va jouer le jeu et se livrer un peu, c’est le début de la discussion. » Ensuite, à l’animateur de reprendre la main et d’animer la réunion en fonction de l’ordre du jour. Une chose est sûre, la confiance est acquise.

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté(e) pour poster un commentaire.